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• Indonésie

CRY JAILOLO

> Une création chorégraphique d’Eko Supriyanto

Vendredi 18 novembre 2016 à 20h00
Samedi 19 novembre 2016 à 19h00
Dimanche 20 novembre 2016 à 17h00
Vendredi 25 novembre 2016 à 20h00
Samedi 26 novembre 2016 à 19h00
Dimanche 27 novembre 2016 à 17h00
Musée du quai Branly - Jacques Chirac / Théâtre Claude Lévi-Strauss

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avec Veyndi Dangsa, Greatsia Yobel Yunga, Fernandito Wangelaha, Gerry Gerardo Bella, Noveldi Bontenan, Arzhy Lefry Noky, Fernando Migar.

 

Iskandar K. Loedin, scénographie et lumières
Setyawan Jayantoro
, musique
Arco Renz, dramaturgie
Retno Tan, costumes

 

             

Sollicité pour mettre en valeur les danses traditionnelles des Moluques, le chorégraphe indonésien Eko Supriyanto a travaillé durant deux ans avec les membres de la communauté habitant la petite baie de Jailolo, au nord-ouest de l’île d’Halmahera dans les Moluques du nord, un site de plongée sous-marine très prisé mais dont le récif corallien est désormais menacé par l’exploitation touristique et la pêche massive.

 

C’est en collaborant avec 350 jeunes hommes, plongeant et dansant avec eux, observant leurs mouvements et ceux des poissons qu’il a conçu cette création, reflet de sa perception de la vie sous-marine et de la vie sociale de Jailolo.

En amplifiant les mouvements, en modulant l’amplitude, en accélérant le tempo des danses traditionnelles, Supriyanto a créé une pièce contemporaine pour sept danseurs, choisis parmi les 350 jeunes hommes.

 

Dans cette transcription chorégraphiée de la danse Legu Salai du peuple Sahu, complétée par des éléments de Soya-soya, une danse de cour du sultanat de Ternate, îlot situé juste au sud de Jailolo, le piétinement continu des danseurs imprime à la pièce son rythme régulier et solennel que viennent rompre des mouvements plus fluides, des formes d’expressions moins rituelles et plus contemporaines.

 

Les hommes alternent danse à l’unisson et danse en miroir, reflétant en cela les mouvements des bancs de poissons sur lesquels ces danses traditionnelles ont pris modèle. De temps à autre, un danseur se sépare du corps principal des danseurs pour proposer de nouvelles formes, reprises ensuite et développées par le groupe. Au son régulier des frappements de pieds sur le sol, la pièce évolue ainsi de motif en motif, telle une matière organique en perpétuelle mutation.

 

L’intensité et la solidarité qu’expriment ces jeunes hommes explorent le lien entre l’individu et la collectivité, que la chorégraphie de Supriyanto éclaire avec subtilité dans une création hypnotique et énergique : tempête au ralenti, exercice d’endurance porté par ces jeunes sur leur terrain de jeu.

 

Fondateur et directeur artistique de EkosDance Company et de Solo Dance Studio à Surakarta, Eko Supriyanto est reconnu aujourd’hui comme un des principaux chorégraphes indonésiens de sa génération. Formé aux danses de cour javanaises et à l’art martial du Pencak silat, il a travaillé dans le monde entier et notamment signé des chorégraphies pour Peter Sellars : Le Grand Macabre de György Ligeti et Flowering Tree de John Adams. En 2009, il a dansé à la Maison des Cultures du Monde un long solo de sa composition : Possible Dewa Ruci.

 

Une production EkosDance Company


Co-production : Maison des Cultures du Monde / Musée du quai Branly – Jacques Chirac

 

Dans le cadre du 20ème Festival de l'Imaginaire
www.festivaldelimaginaire.com

 

 

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