Vous êtes ici

• Rencontres

NOTRE JAPON

> L'influence du Japon sur la scène occidentale

22, 23, 24 mars 2004
de 18h30 à 21h30
Maison des Cultures du Monde
101 boulevard Raspail - 75006 Paris
Entrée Libre

Partager

22 mars : Eugenio Barba et la famille Shigeyama (Kyôgen)
Interprétation d'Acte sans paroles de Samuel Beckett dans le style kyôgen
23 mars : Susan Buirge, Catherine Diverrès et Daniel Jeanneteau
24 mars : Frédéric Fisbach et Nicolas Savarese

La Maison des Cultures du Monde a demandé à Georges Banu, essayiste occidental séduit par le théâtre du Japon, et à Michel Wasserman, homme de théâtre et universitaire français ayant choisi le Japon pour y vivre, d'accompagner cette famille réunie autour d’une passion partagée : "l’empire des signes" et son infinie complexité.

La référence au Japon et ses théâtres, monta et descendit, tout au long du siècle passé, comme une marée. Son rôle décisif fit l’objet d’études et exégèses, mais aujourd’hui nous n’adoptons pas cette posture. Notre Japon propose une série d’aveux et partis–pris d’artistes qui dévoilent, à la première personne, les motivations de leur attrait, les raisons du voyage et ses retombées sur leur pratique. Une manière inédite de faire retour sur cette source encore vivante, nullement tarie. Pourquoi captive–t–elle encore par–delà les écarts de génération ?

Du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine et l’Odin Teatret d’Eugenio Barba aux metteurs en scène qui s’imposent actuellement, Frédéric Fisbach ou Daniel Jeanneteau – autant d’hypostases différentes ! A l’heure où le théâtre communique avec la danse, jeter une passerelle s’impose ; c’est pourquoi, dans une même perspective, vont intervenir des chorégraphes réputées comme Susan Buirge ou Catherine Diverrès. Des maîtres japonais de kyôgen témoigneront, à leur tour, de l’intérêt qu’ils éprouvent pour Beckett en confirmant ainsi que c’est d’un mouvement à double sens, et non pas à sens unique, qu’il s’agit.

Nous souhaitons que le biographique et l’artistique entrent en dialogue : ils seront indissociables. Les artistes parleront mais présenteront également des extraits de leurs spectacles, des images et traces qui ont marqué leur expérience japonaise. Le but consiste à laisser s’affirmer des subjectivités tout en balisant un champ en mouvement : Notre Japon.

Georges Banu et Michel Wasserman