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• Irak

OMAR BASHIR

> Taqâsîm de Bagdad

Jeudi 5 octobre à 19h30
Samedi 7 octobre à 20h30
Paris, Sainte-Chapelle
Abbaye du Mont-Saint-Michel

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Distribution

Omar Bashir : ‘oud
Adam Hosman : percussions

 

 

Omar Bashir (qui a opté pour le « s » dans l’orthographe de son nom de famille) s’entoure de musiciens aux influences diverses, et mène des collaborations avec des artistes eux-mêmes en exploration de traditions musicales différentes, comme l’ensemble classique canadien OktoEcho. 

Il développe ainsi un style personnel au travers d’un parcours musical qui s’enrichit en permanence. Ce faisant, il n’en perpétue pas moins l’une des passions de son père : celle de rechercher les liens de parenté possibles entre les musiques de son pays natal et celles du reste du monde. Omar poursuit aussi la réhabilitation entreprise par son père de la tradition soliste instrumentale dans la performance du maqâm, l’art de la musique savante arabe. Un maqâm est un mode mélodique, une gamme, mais aussi une forme musicale complète, avec ses genres, ses modulations, transpositions et ses points de passage vers d’autres modes ou maqâmat (le répertoire complet en comporte plus de cent). À chacun de ces modes est associé un sentiment, une forme d’ethos particulier, que l’interprète s’approprie et remodèle par les variations qu’il propose. Ces dernières s’effectuent selon des règles précises définies par la tradition musicale, avant de revenir au maqâm initial. Munir Bachir qualifiait chaque maqâm de « monde en soi » : l’interprétation d’un maqâm est ainsi une exploration de couleurs au gré du ressenti de l’artiste, sans jamais perdre de vue le point de départ, qui est aussi celui du retour. 

Omar convie l’auditeur à ce cheminement à travers les taqâsîm : les pièces improvisées destinées à mettre en valeur un mode par ses variations, et l’intercalation d’autres pièces issues d’autres maqâmat. Les taqâsim demandent une connaissance parfaite et précise de la tradition : par leur performance, un artiste démontre sa maîtrise de l’art du maqâm. Omar les enrichit de ses expériences et de ses apprentissages.

Selon son ressenti du moment et de l’atmosphère de la salle, Omar Bashir choisira et annoncera lui-même au public les maqâmat qu’il aura interprétés. Accompagné de son complice de longue date Adam Hosman aux percussions, Omar convie l’auditeur à un voyage assurément inédit au sein de la tradition du maqâmirakien, agrémenté de détours sur les chemins des caravanes, de l’Inde à l’Andalousie en passant par la Turquie.

  

Munir Bachir, légendaire maître irakien du ‘oud, eut plusieurs élèves, mais un seul disciple, son fils Omar. Il lui enseigna son art dès que l’enfant eut atteint sa cinquième année. A l’époque, Munir Bachir, après avoir obtenu son doctorat de musicologie en Hongrie, passé quelques années au Liban et amorcé une carrière internationale, venait de rentrer en Irak. Il s’y réinstallait avec sa femme hongroise et leurs deux enfants, Saad né en 1966, et Omar, né en 1970. 
Omar suit alors des cours quotidiens avec son père qui lui consacre parfois plus de cinq heures par jour. À sept ans, il entre à l’école de musique et de danse de Bagdad dont il deviendra plus tard l’un des professeurs. Il donne à l’âge de neuf ans un premier concert de ‘oud en solo au Conservatoire de Bagdad. À treize ans, il joue pour la première fois avec son père qu’il accompagnera par la suite régulièrement.
En 1991, toute la famille Bachir quitte à nouveau l’Irak pour s’installer en Hongrie et Omar étudie, à l’Université Liszt, le piano, le chant et la direction chorale. Il participe à plusieurs concerts avec son père dans le monde arabe, aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, et notamment à Paris où je les avais invités au Théâtre du Rond-Point en 1994.
La mort de Munir Bachir en 1997 marque un tournant important dans la carrière de Omar qui construit à présent sa propre identité musicale en expérimentant différents instruments et techniques, et en explorant des styles musicaux dont il se sent proche. Il cherche du côté des traditions Tsiganes en Hongrie, mais aussi du côté du flamenco, du jazz et de la rumba…Omar mène désormais une carrière internationale, et reçoit plusieurs distinctions dans le monde arabe, aux Etats-Unis et en Europe, où il effectue plusieurs tournées de concerts et enregistrements de CD.

Chérif Khaznadar

 

Dans le cadre du 21ème Festival de l'Imaginaire
www.festivaldelimaginaire.com

 

 

En partenariat avec le Centre des monuments nationaux

 

 

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