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SYRIE QUE J'AIME

> Racha Rizk, Waed Bouhassoun, Moslem Rahal, Ibrahim Keivo

11, 12 & 31 mars 2016 - 2 avril 2016
Opéra de Lyon

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A l’heure où la Syrie s’enfonce un peu plus dans le chaos, écoutons et rencontrons des artistes meurtris qui témoignent de la diversité et de la richesse des peuples, des langues, des cultures, qui forment le pays. Quatre concerts de musique traditionnelle de régions différentes  de la Djezireh au Djebel Druze en passant par la splendide Alep célèbreront la si riche histoire d’un pays qu’on ne cesse de détruire.

 

Vendredi 11 mars 2016

Ibrahim Keivo

Chants de la Djezireh

Ibrahim
Keivo, chant/buzuq/baghlama/saz

 

Ibrahim Keivo vivait à Hassaké, au cœur de la Djezireh, cette antique province du nord-est de la Syrie où cohabitaient Arabes sunnites et chiites, Kurdes, Arméniens, Assyriens, Turcs, Yézidis. S’accompagnant aux  buzuq, baghlama et saz, il chante, dans les différentes langues de ces communautés, leurs poèmes d’amour et leurs épopées. Ibrahim est le petit-fils d’un rescapé du génocide arménien. Son grand-père, enfant orphelin, avait été recueilli, adopté et élevé par une famille yézidie. Aujourd’hui, c’est au tour d'Ibrahim de trouver refuge en Allemagne, dans une petite ville de Rhénanie-Westphalie, d'où il perpétue cette extraordinaire mémoire de la diversité culturelle de la Djezireh. Son CD "Ibrahim Keivo, chants de la Djezireh" publié dans la collection INEDIT/Maison des Cultures du Monde a été récompensé par un Coup de cœur de l’Académie du disque Charles Cros.

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Samedi 12 mars 2016

Racha Rizk

« Arrose les Assoiffés »
 de Sheikh Mohamed Manbiji Halabi

Bassel Kayssieh, luth oud

Nouri Almohamed, cithare qanun

Mohanad Aljaramani, tambour riqq

 

« Arrose les Assoiffés » est une sorte de cantate islamique datant des années 1770, période de terrible sécheresse à Alep pendant laquelle les habitants sont sortis prier et chanter sur la montagne Djebel Ansari (massif de la chaîne côtière syrienne) les compositions religieuses du Sheikh Mohamed Manbiji Halabi, compositeur très connu à l’époque. Un jour, à la fin de ces chants, une pluie diluvienne s’est abattue sur la région, faisant de cette cantate un authentique chant sacré. 
L’adaptation de ce chant dans les années 70 par le grand chanteur syrien Sabah Fakhri révèle la beauté du texte et sa capacité à transcender le sacré pour prendre en charge la soif du profane.

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Jeudi 31 mars 2016

Moslem Rahal

Moslem Rahal, flûte ney
Waed Bouhassoun, chant/oud

 

Né à Lattaquié dans une famille d'artistes, avec un père poète et des frères musiciens, Moslem Rahal se passionne très tôt pour le nây, cette flûte en roseau des bergers et des soufis. Mais comme il n’avait pas les moyens d’acquérir des nây de bonne facture – un musicien en possède généralement plusieurs de tailles différentes pour pouvoir jouer confortablement tous les modes arabes – il se lance de lui-même dans la facture instrumentale, de sorte qu’il se fait bientôt connaître non seulement comme joueur mais aussi comme facteur de nay. 
Après son diplôme au conservatoire de Damas, il entre comme soliste à l’Orchestre symphonique de Syrie et à l'Ensemble national de musique arabe. Commence alors pour lui une carrière internationale. Il participe au Festival de Jerash en Jordanie, interprète le Concerto arabe de Marcel Khalifé à l’Albert Hall, à la Scala et au Théâtre des Champs-Elysées sous la direction de Lorin Maazel, il participe à plusieurs festivals aux côtés de stars de la musique arabe comme Wadi Al Safi, Fayrouz, Ziad Rahbani, et participe aux récentes créations Orient-Occident I et II de Jordi Savall avec l’ensemble Hespérion XXI. 
Le jeu de Moslem Rahal est d'une grande virtuosité. Il passe d'une note à une autre, d'une octave à une autre, avec une souplesse confondante. Ce n'est pas un instrument que l'on entend, c'est une voix, franche, directe, virile, avec ce petit supplément de souffle et d'acidité qui est la marque du nây arabe. Moslem Rahal et Waed Bouhassoun viennent de terminer l’enregistrement de leur prochain CD,  les deux artistes profiteront donc de ce concert pour en offrir la primeur au public de l’Amphi.

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Samedi 2 avril 2016

Waed Bouhassoun

Waed Bouhassoun vient du sud de la Syrie, de ce djebel druze qui a donné naissance à la légendaire Asmahan. Avec son oud elle compose les musiques qui l’accompagnent pour chanter les poèmes de grands mystiques et d’amoureux célèbres de l’époque pré-islamique à nos jours. Sa voix profonde est toute en puissance maîtrisée et en délicates ornementations. Elle a été invitée dans les plus grands festivals de musique et ses deux CD ont reçu le coup de cœur de l’Académie Charles Cros.

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Une série de concerts présentée
en co-production avec l'Opéra de Lyon.